Milliards perdus, employés licenciés : la raison cachée qui pousse Zuckerberg à tout miser sur le métaverse

En 2026, Meta, la maison mère de Facebook, a opéré un virage stratégique majeur en réduisant drastiquement ses investissements dans le métavers pour se concentrer sur l’intelligence artificielle (IA). Cette décision, marquée par des licenciements massifs et la fermeture de plusieurs studios de réalité virtuelle (VR), soulève des questions sur les motivations profondes de Mark Zuckerberg.

À retenir

  • Meta a perdu plus de 50 milliards de dollars dans le métaverse depuis 2020.
  • Plus de 1000 emplois supprimés et plusieurs studios VR fermés en 2026.
  • Une course stratégique s’engage désormais autour de l’intelligence artificielle.

Des pertes colossales et des licenciements en série

Depuis 2020, la division Reality Labs de Meta, dédiée au développement du métavers, a accumulé des pertes dépassant les 50 milliards de dollars. En janvier 2026, l’entreprise a annoncé la suppression de plus de 1 000 postes, soit environ 10 % des effectifs de cette division, ainsi que la fermeture de trois studios de développement de jeux VR : Armature Studios, Sanzaru Games et Twisted Pixel. Ces mesures drastiques traduisent un désengagement progressif du projet de métavers, initialement présenté comme l’avenir de l’interaction sociale en ligne.

Un recentrage stratégique vers l’intelligence artificielle

Parallèlement à cette restructuration, Meta a intensifié ses investissements dans l’IA et les dispositifs connectés. L’entreprise a notamment misé sur le développement de lunettes intelligentes, comme les Ray-Ban Meta de deuxième génération, intégrant des fonctionnalités d’IA avancées. Cette orientation vers l’IA s’accompagne d’une augmentation significative des dépenses en infrastructures, avec des prévisions de dépenses comprises entre 162 et 169 milliards de dollars pour l’année 2026, principalement destinées à soutenir les efforts en matière d’IA.

Les raisons cachées derrière ce changement de cap

Plusieurs facteurs expliquent ce repositionnement stratégique. Tout d’abord, l’adoption du métavers par le grand public est restée en deçà des attentes, malgré des investissements massifs. Les pertes financières associées et le manque de rentabilité ont conduit Meta à réévaluer ses priorités. Ensuite, la concurrence accrue dans le domaine de l’IA, notamment avec des acteurs comme Microsoft et Google, a incité l’entreprise à renforcer sa position sur ce marché en pleine expansion. Enfin, les défis techniques et les coûts élevés liés au développement du métavers ont rendu ce projet moins attractif comparé aux opportunités offertes par l’IA.

Perspectives et défis à venir

Ce virage stratégique n’est pas sans risques. Bien que l’IA offre de nouvelles opportunités, elle soulève également des questions éthiques et réglementaires, notamment en matière de protection de la vie privée et de biais algorithmiques. De plus, la transition rapide de Meta vers l’IA pourrait perturber ses équipes et nécessiter une adaptation organisationnelle significative. Il reste à voir si cette nouvelle orientation permettra à l’entreprise de compenser les pertes subies dans le métavers et de s’imposer comme un leader dans le domaine de l’intelligence artificielle.

En somme, le pari de Mark Zuckerberg sur le métavers s’est révélé coûteux et peu fructueux, conduisant à une réorientation stratégique vers l’IA. Ce changement de cap reflète les défis inhérents à l’innovation technologique et la nécessité pour les entreprises de s’adapter rapidement aux évolutions du marché.

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